Solange Goffin, Qui sommes-nous, Aides, Soins aux Soignants, SAS
13 mars, 2008Communiqué, soins, santé .
Solange Goffin, Qui sommes-nous, Aides, Soins aux Soignants, SAS .
Je m’appelle Solange Goffin, infirmière de formation, j’ai commencé ma carrière en hôpital général ensuite en soins à domicile et enfin en maison de repos en qualité de directrice.
Dans cette maison de repos, mon compagnon et moi-même avons toujours œuvré à sensibiliser le personnel aux soins relationnels.
C’est ainsi que nous avions instauré entre autre, la philosophie snoezelen dans l’approche soignante.
Nous avons également créé en 2000 un cantous résidentiel de 12 personnes avec bain snoezelen et parcours tactile, un groupe régulier de validation, et la
sensibilisation à la validation Naomi Feil dans l’accompagnement de personnes dites démentes.
Après dix-huit années, riches d’expériences et de souvenirs inoubliables, nous avons décidé de tourner la page « gestion de maison de repos ».
Formée au Clown Relationnel®, aux Soins Relationnels, Teacher en Validation Naomi Feil®, mais aussi sensibilisée à l’analyse transactionnelle, la communication non violente, la peinture intuitive, la biodanza, j’ai pu observer, tout au long de ces années passées aux côtés de soignants que s’occuper de personnes âgées c’est aussi s’occuper de soi et qu’il est impensable de faire l’économie de s’occuper de soi pour pouvoir bien s’occuper des autres.
Lors de ma participation à un séminaire sur l’« Humanitude » donné par Anne-Sophie Hubaux en novembre 2007 à Namur j’ai été interpellée par les phrases suivantes :
« Quand je soigne et que je fais du bien, je me sens bien… quand je fais du mal en étant « mal soignant »,(par manque de temps ou de moyen), je me sens mal ! » « Les
malades souffrant de syndromes démentiels ne peuvent plus s’adapter à nous…c’est à nous de nous adapter à eux » !
Je me suis alors posé la question : Mais comment s’adapter à eux ?
Une réponse évidente m’est alors venue : en étant « soignants » et pas « soi-niants » en s’occupant d’abord de soi!
Très souvent j’entends qu’il est demandé au personnel de « laisser ses problèmes au vestiaire » ou encore de « ne pas se laisser submerger par ses émotions » et souvent que pour « être une bonne soignante, il faut être forte, savoir gérer ses émotions »…
D’expérience je peux témoigner que face à la souffrance, la vieillesse, la maladie ou la mort « être forte » et « laisser ses émotions au vestiaire », cela relève de mission impossible !
A moins de se « blinder de cuirasses » pour ne plus ressentir ses émotions et du coup ne plus ressentir celles des autres…
S’ensuit alors la rupture des liens sensibles avec pour conséquence la déshumanisation des soins, l’objetisation des personnes, le mal soigner et parfois la
maltraitance mais aussi la désensibilisation, la maladie, la démotivation, l’épuisement du personnel et …des directions !
Très sensible à cette souffrance bilatérale des soignants et des soignés et convaincue du fait que des soignants apaisés sont des soignants apaisants, j’ai aujourd’hui le grand bonheur d’ouvrir une nouvelle page de vie à un projet qui me tient à cœur depuis très longtemps : apporter des « soins aux soignants ».

Publié par Buzz marketing










